Nous avions décidé de nous rendre dans le Marais, où le designers Hervé VON STRAETEN expose ses luminaires , meubles et miroirs dans un joli espace
L'expo s'appelle " Émergence "
4,5 km aller autant retour, de quoi se balader le nez en l'air et vous faire quelques photos
De l'expo tout d'abord, de très jolies choses
Un style épuré, des pièces uniques, cet artiste est le fournisseurs des grands collectionneurs du monde entier, de Paris à Londres, en passant par N.Y et Hong Kong
Titulaire du label " entreprise du patrimoine vivant "
Au retour, nous avons musardé, en passant par le Marais, comme toujours beaucoup de monde
Le samedi et le dimanche, c'est la grosse foule
Le Marais, c'est les beaux hôtels particuliers, mais c'est aussi un quartier qui a perdu son âme, les petits restos de la rue Pavée, de la rue des Rosiers sont devenus des usines à falafels et ça sent le graillon au milieu des boutiques de fringues
Plus de vieux juif en caftan et kippa qui vous vendait des vieux livres, des photos, des affiches et avec lequel on pouvait discuter un bon moment, déjà pour avoir un bon prix et aussi par plaisir
La vieille école où allait mon grand père est devenu un CAT, et les bains douches un magasin de fringues, tout comme l'antique restaurant Goldenberg où nous allions pour fêter son anniversaire dans les années 80
Les librairies ont toutes disparues, toutes remplacées par des fringues, encore des fringues, il n'y a plus que ça !
Au retour, nous sommes passés par le rue Du temple pour récupérer ma fille qui sortait du boulot
Il y avait une grosse manif sur la place, les CRS étaient déployés partout, harnachés comme des " Goldorak "
La place , toujours occupée par des tas de manifestants, poseurs de bougies, de drapeaux, migrants divers et variés et gauchistes ébahis et azimutés les soutenant
Les gens n'y passent plus, enfin, je veux dire les gens " normaux" tout le monde passe au large, le long des rues adjacentes , même si ça oblige à un grand détour, c'est plus prudent
Et là, d'un seul coup, les CRS ont chargé dans la foule des promeneurs, au milieu des femmes, des enfants, des personnes âgées, des gens qui faisaient leurs courses, ils coursaient des mecs dans tous les sens et les gaz lacrymogène ont commencé à nous tomber dessus, c'était l'enfer ! les gamins hurlaient en se frottant les yeux et en toussant, les gens éternuaient, toussaient, ceux qui ne savaient pas ce qu'il leur arrivait, étaient affolés, ceux qui avaient déjà goûté aux délices des gaz expliquaient que ce n'était pas trop dangereux mais qu'il fallait mieux se dépêcher de se tirer !
Pour ceux qui connaissent, ce n'est qu'en arrivant au coin du Magenta qu'on a commencé à respirer et à ne plus pleurer !
Mais dans quel pays vivons nous pour que les citoyens ne puissent plus se promener un samedi tranquillement !
De Gaulle disait " c'est la chienlit " on y est !