samedi 28 mars 2020

BOUGE QUI PEUT


Hier au soir j'ai reçu un mail de notre coach sportif 


Qu'en voilà une super idée ! 

J'ai affiché le tout sur la porte du frigo, pour me rappeler à l'ordre quand j'ai l'intention, hypocritement de prendre un " p'tit-en-cas" dont je n'ai pas besoin 

Et puis, dès ce matin, j'ai attaqué le programme 

C'est pas bien méchant  et c'est vraiment une bonne idée , ajouté aux quelques petits  2 à 3 kilomètres journaliers qui nous sont autorisé avec les permissions de sortie, ça devrait tout de même éviter la catastrophe totale 





Ce matin, une petite marche de seulement 3 kms autour du canal, il fait si beau ! 

Un contrôle en cours de route, ils se sont renforcés, les 2 premières semaines on ne voyait pas de policiers, mais depuis 2 jours, ils sont bien présents un peu partout ,c'est bien

Autre avantage du confinement, la propreté des rues, je ne me souviens pas avoir vu le quartier aussi propre , les balayeurs sont en action tous les jours, les sacs poubelles ramassés et changés , un vrai miracle ! comme quoi, quand ils veulent, ils peuvent 

Au bord du canal, au pied du pont mobile, ont été posé dernièrement  des paillons, je n'ai pas encore pu voir quelles sortes de fleurs et d'herbes vont y pousser, mais en tous les cas, notre couple de cygne y a trouvé de quoi bronzer au doux soleil et à l'abri du vent 

  

Prenez soin de vous et soyez prudents 

vendredi 27 mars 2020

MOTS POUR COMPRENDRE


Je viens d'apprendre un nouveau mot : postprandial

On passe le temps comme on peut 

En parlant de mot, je m’aperçois que celui que l'on entends le plus en ce moment :

- C'est compliqué 

Chez le pharmacien," c'est compliqué pour en avoir " 
Au super marché " on en a pas, c'est compliqué" 
Avec les voisins " c'est compliqué de garder les gosses " 
Pour se faire livrer par Colissimo " c'est impossible......comme d'habitude 

12 eme jour de confinement : ben....c'est très compliqué


jeudi 26 mars 2020

ALLER RESPIRER AU SOLEIL


Nous avons décidé de mettre le nez dehors 

L'opération"canapé-mots-casés-rummikub-lecture" commençait à me taper sur les nerfs et à faire pencher la balance du côté qui me file le bourdon

Nous avons rempli notre bon de sortie et nous voilà partis au bord du canal 

Contrairement à l'habitude, nous ne sommes pas allés jusqu'à la Villette, trop loin de nos bases et c'est verbotten pour plus d'un kilomètre , mais en faisant le tour du bassin, c'est 2 kms aller retour, c'est bon 

Des CRS postés sur la place Stalingrad nous ont demandé nos papiers, pas de soucis " bonne promenade et rentrez vite" nous ont-ils dit , je les préfère aimables comme ça que déguisés en robocop avec matraque, allez comprendre pourquoi 😋😜 

Il fait un beau soleil et un petit vent coulis 

Les cormorans se baignent et se font sécher sur les corps-morts du port du quai de la Seine , nous avons même vu un énorme poisson, sans doute une grosse carpe, qui flânait peinarde, il n'y a pas de pêcheurs alors les carpes dansent avec les goujons

Tout est calme, les gens respectent bien le confinement 

On est rentrés après 1 heure de marche, ça fait du bien ! 


L'avenue de Flandre comme je ne l'avais jamais vue , c'est une grande artère de pénétration de Paris et toujours encombrée ! 

Le chemin piétonnier le long du canal, si ça continu on va voir y déambuler les dinosaures ! 

Prenez soin de vous tous ! 

mardi 24 mars 2020

TOUCHER DU DOIGT LA RÉALITÉ


Nous avons eu une nuit agitée 

Vers 1 heure, nous avons été réveillés par des gros bruits et des voix fortes dans l'escalier 

Puis sur le palier, du remue ménage 

En regardant par le petit œilleton de la porte, des pompiers, des médecins, le Samu....

Puis les cris et les plaintes de la voisine de palier 

Nous savions son frère malade depuis quelques jours, il nous avait dit qu’il avait un gros rhume il y a quelques jours 

Nous avons compris que son état avait dû s’aggraver et nous avons appris ce matin qu'il était mort et que le Samu n'avait rien pu faire

Nous n'avons pas ouvert la porte bien entendu, d'ailleurs un policier s'était positionné sur notre paillasson,sans doute pour éviter notre curiosité éventuelle, chose qui ne nous serai pas venue à l'idée compte tenu des circonstances et de la contagion possible 

Il y a une grande différence entre entendre les informations parlant des gens malades, des raisons du confinement et de vérifier de visu les dispositions et protections prises lorsqu'une personne est atteinte , c'est impressionnant et ça fait peur ! 

Notre pauvre voisin n'était pas vieux, à peine 57 ans , il vivait avec sa sœur après le décès des vieux parents,  célibataires tous les 2, c'était de braves gens, il était très populaire dans le quartier, y habitant depuis son plus jeune âge

Ce matin, il règne un certaine tristesse dans notre escalier et aussi une inquiétude supplémentaire pour la contagion  

Que la Paix lui soit accordée 





  

dimanche 22 mars 2020

UN NOUVEAU JOUR

Que vous dire ?

Comme pour vous je suppose, les heures s’étirent,

Nous avons la chance d'être 2 , nous jouons au " rummikub" en 5 manches, comme au tennis, ça occupe 2 ou 3 heures

L'homoconjointus fait très rapidement les courses le matin , il traverse la rue, pas question d'aller chez Monoprix où Casino, plus loin dans l'avenue et avec de longues attentes , le petit Carrefour Market nous suffit

Et puis, heureusement, nous avons les livres, la bibliothèque regorge de livres en sommeil depuis un moment, c'est l'occasion de les ressortir et de les lire

Voilà les derniers repris



Je n'ai pas de projet précis en broderie, je n'aime pas travailler pour m’occuper, faut que ce soit programmé

Prenez soin de vous et bon courage à toutes et tous 


vendredi 20 mars 2020

UN PIED DANS LA MOUTARDE


Lorsque je vais à la piscine à Belleville, piscine Alfred Nakache, rue des noyers ( oui, je sais, ça ne s'invente pas)

Je passe devant un bel immeuble boulevard de la Villette




Je connais bien sûr la marque, mais je ne connaissait pas l'histoire de Monsieur Bornibus

Alors, la voici, piquée sur internet 

L'Histoire Bornibus

Alexandre Bornibus est né en 1821 à Verpillières-sur-Ource dans l’Aube. Il est d'abord instituteur puis responsable d’une laiterie. En 1860, à l'approche de ses quarante ans, il reprend une fabrique de moutarde située dans le quartier des Halles à Paris. Au départ nommée Touaillon et fils, il va rapidement la rebaptiser sous la marque éponyme que nous connaissons : BORNIBUS.

En quelques années, Alexandre Bornibus devient l'un des rois de la moutarde en France notamment grâce à ses efforts en matière d’innovation. En 1864, il dépose un brevet pour un "moyen de tamiser la moutarde et diverses autres substances".

Grâce à cette évolution industrielle, il va devenir un grand nom dans le domaine de la moutarde et de nombreux journaux vont publier des articles à son sujet.

  • En 1869, « Le Petit Journal » écrit "Ce fabricant, par des procédés à lui, est arrivé à populariser la moutarde; il a fait pénétrer cet apéritif dans tous les ménages »
  • Dans son dictionnaire, Pierre Larousse cite l'une des inventions de Bornibus: "Pour les voyages au long cours et les excursions dans les climats lointains, cet industriel a inventé la moutarde en tablettes sèches. Pour en faire usage, on en gratte avec un couteau la quantité que l'on désire sur son assiette, on l'humecte de quelques gouttes d'eau, et l'on obtient aussitôt le condiment désiré."  
  • Quelques années plus tard, le « Dictionnaire encyclopédique et biographique de l’industrie et des arts industriels » écrit qu’Alexandre Bornibus "devint le premier et le plus important des fabricants de moutarde. Dès lors, le nom de Bornibus fut fameux en Europe, et il ne tarda pas à devenir universel." 
Au-delà de ses progrès industriels, Alexandre Bornibus est aussi reconnu pour sa gestion novatrice de l’entreprise sur le plan social. En effet, il donne une journée par an à ses employés qui partent tous ensemble dans les voitures de l'entreprise pour un repas à la campagne. Un employé avait confié "Nous allons aux champs nous ébattre en l'honneur de médailles qu'il a obtenues dans l'année pour ses produits et pour ses appareils de fabrication".

Afin de faire croître sa notoriété, Alexandre Bornibus fait appel à différentes personnes pour réaliser des publicités sur la marque.
En 1870, Alexandre Dumas insère un texte dédié à Bornibus dans son Grand dictionnaire de cuisine : "A mon retour à Paris, j'allai voir les ateliers de Monsieur Bornibus, boulevard de la Villette, 60. Il me fit visiter son établissement avec la plus grande complaisance et m'expliqua que la supériorité de ses produits venait de la perfection de ses instruments de manipulation inventés par lui-même et surtout de la combinaison et du choix de ses matières premières".

  • En 1878, Etienne Ducret écrit un petit livre de 32 pages intitulé « La Bornibusiade » à la gloire d’Alexandre Bornibus. Il s'agit d'un "poème gastronomique, piquant, apéritif, hygiénique, biographique, historique et lyrique, en vers libres"
  • En 1900, c'est le célèbre cinéaste Georges Méliès qui réalise un court métrage publicitaire dans lequel les clients d'un restaurant se disputent les pots de moutarde Bornibus.

Malheureusement, plusieurs drames vont venir ralentir l’essor de l'entreprise. En 1866, un feu se déclare dans l’usine qui est détruite. En 1870, la famille Bornibus rachète le bâtiment au 58 Boulevard de la Villette, le détruit et y reconstruit la nouvelle usine jusqu’en 1881.


Encore aujourd’hui, il est impossible de rater cette belle façade ornée d’un fronton « Alexandre Bornibus » et de plusieurs plaques à la gloire de la moutarde Bornibus et du fondateur de l'entreprise. De grosse lettres-enseignes en plastique terni montrent aussi que l'activité s'est poursuivie jusque dans les années 80.

En 1882, Alexandre Bornibus décède et l’entreprise passe donc dans les mains de ses trois fils qui continuent à la développer. Deux des trois frères, Georges puis Lucien, vont aussi mourir peu de temps après ce qui laisse Paul à la tête de la maison.

Il sera le dernier Bornibus à diriger l’entreprise puisque c’est ensuite Charles Boubli, un ancien de Felix Potin qui va reprendre les rênes en 1931. Au début des années 1970, l'entreprise compte encore 70 employés.

En 1992, les deux filles de Charles Boubli cèdent le contrôle à de nouveaux actionnaires qui quittent le boulevard de la Villette.


En 2012, la société Agrodor qui exploitait la marque a déposé le bilan laissant Bornibus sans avenir après plus d’un siècle et demi d’histoire.

Cette même année, Casimex Fine Foods rachète la marque avec la volonté de lui redonner son image d’antan. Grâce à son habillage vintage et au raffinement de ses recettes, Bornibus revient plus fort qu’auparavant. 

                                            

Une petite histoire pour passer le temps, en ce 4 ème jour de confinement, où le beau soleil nous nargue

Je suis allée faire des courses hier au soir à 20H45.... dans mon Casino qui ouvre 24H/24,  pas plus de 10 personnes dans les allées , mais plus beaucoup de choix sur certains articles 

Par contre, certains individus qui circulent, bien avinés ,en gueulant que c'est une maladie de blancs, la connerie n'a pas de limite

A 20 heures pétantes, ce soir, pour la première fois les applaudissements étaient nourris dans le quartier, on entendait dans le lointain les autres quartiers, c'est bien , petit à petit toute la ville va s'y mettre 

Et pour se mettre un peu de baume au cœur, sur ma fenêtre, les fleurs sont belles 

Prenez soin de vous et attention au petits gâteaux et au chocolat dans la journée pour tromper l'ennui, c'est un piège....




jeudi 19 mars 2020

JOUR 3

Comment ça va chez vous ? 

Le moral est bon ?

Nous ça va avec les petites difficultés ambiantes 

Tous les Picards de Paris sont fermés depuis ce matin, raté pour mes courses, rupture de stocks 

Et voilà, on a pas voulu faire comme tous les gros c***, pas de réserves ni de panique et qui sont les idiots , c'est nous .....



Des heures d'attente dans les supers marchés, c'est l'homoconjointus qui s'y colle le matin, au jour le jour, mais il n'est pas patient, alors il fait le tour du quartier pour voir là il n'y a pas de monde, ce matin, c'était carouf-market,  hier le petit Franprix , on avait oublié les plus petits magasins 

Le principal c'est de trouver la bouteille de blanc.....

Je reprends quelques livres oubliés, j'en retrouve certains avec plaisir et puis chaque jour suffit sa peine 

Il parait que dans certains quartiers, les gens ne veulent rien respecter, les flics pour l'instant n'y vont pas trop,faudrait pas chercher l'embrasement, tout ce qu'on peut leur souhaiter c'est de choper le truc, on renverra  les cercueils dans les bleds de l'autre côté de la mer 

Moi, j'enverrai  l'armée les rentrer  à coups de pompes , mais je ne suis pas très tolérante...

Allez haut les cœurs, si tout va bien on sera libérés dans quelques semaines