On les voyait rarement l'un sans l'autre
C'était le double de Belmondo
Il est parti rejoindre ses copains Lino, Denner, Pousse , la jolie Mireille et les autres, là, haut, ça doit être drôlement marrant avec la bande des tontons flingueurs
Il ne nous en reste plus beaucoup du ciné de papa, de ce ciné des petites salles de quartiers, de ce ciné qu'on allait voir avec plaisir avant la télé
C'était un cinéma de distraction, de rigolade bien franchouillarde, celle d'Audiard et de De Funès
Un cinéma qui nous rabattait pas les oreilles avec des " problèmes sociétaux"
Un cinéma où on ne s'emmerdait pas , parfois on y allait de notre petite larme, parfois on tremblait avec les histoires de flics et de voyous, mais on ne regrettait pas souvent nos 3 francs-6 sous de ticket d'entrée
Les grands films de guerre avaient du sens, le légionnaire sentait bon le sable chaud
Les acteurs étaient beaux, les actrices élégantes et superbes
Il y a des années que je n'ai pas mis les pieds dans une salle obscure, et pourtant, au bord du canal, on a un complexe de 8 salles mais quand je vois les affiches, rien ne me tente , plus rien ne me fait rêver
Comment rêver avec des comédiens qui ressemblent aux gars qui tiennent les murs du quartier et aux filles qui n'ont même pas le chic de ma concierge ?
Il nous reste les 2 grands, Delon et Belmondo
Bon vent monsieur Charles Gérard , Bebel doit avoir beaucoup de peine

