Quoiqu'on en dise, elle est morte et pendant la semaine Sainte
La reconstruire, certes, mais ce ne sera qu'une re-construction nouvelle, elle ne sera plus Notre Dame des temps anciens
Elle était là , dominant les siècles, les hommes et l'histoire
C'était une amie chère, on y passait, oh pas trop souvent bien sûr, la foule des touristes et les files d'attentes nous faisaient faire demi-tour alors que l'on serait bien rentrés faire une petite visite, une petite prière, une petite pensée, c'était le cœur de la ville, l'âme du pays , la gardienne de la foi du pays chrétien
Elle était aussi la mémoire de notre histoire, elle a vu tant et tant de choses depuis ses 850 ans, les joies, les peines, les colères du pays, elle a tout vécu du haut de son bourdon , de son tocsin , elle a sonné et re-sonné la paix et la guerre
Parce que des barbares se réjouissent de sa destruction, on peut mesurer que c'est aussi la disparition de notre civilisation qui est annoncée, notre nation chrétienne partie en fumée
Les architectes commencent à affûter leurs crayons, un concours est lancé, on peut s'attendre à tout , un minaret pour remplacer la flèche au nom du vivre ensemble
Elle sera re-construite, en 5 ans dit le freluquet qui confonds tailleurs de pierres et Bouygues , 5 ans c'est ce qu'il faudra pour finir de la tuer
A moins qu'un miracle se produise et que quelque génie de l'art des cathédrales ne vienne montrer le bout de son nez et de ses talents , un maitre compagnon, de ceux qui savent faire et qui ont l'autorité à imposer contre les rois du béton , c'est pas gagné
Il serait temps de relire Ken Follet et ses " piliers de la terre" ou du merveilleux " Printemps des cathédrales" de Jean Diwo et d'en conseiller la lecture à Macron et ses copains


